EMMANUEL BiTZ

————— ROMANS, LYRICS, ESSAIS ————— DISPONIBLES EN VERSIONS PAPIER ET E-BOOKS

Bande Originale de « Chez ces gens-là » : les textes (VF)

Goose bumps – Chair de poule
Melancholy – Mélancolie
Deluded – Dans l’illusion
Friend’s spirit (fades out) – L’esprit d’amitié (s’efface)
Another world – Un autre monde
I love Christ – J’adore le Christ
Room in your head – L’espace dans ta tête
In New-York – A New-York
When you sleep – Quand tu dors
International Klein Blue – Bleu Klein
Slave-drivers – Esclavagistes
Whispers – Murmures
Vivre Fatigue

Musique composée par Arnauld Van Petegem.

 

Chair de poule

Dans le froid
Qui se préoccupe
De toi ?

Les rues sont pâles
De lumières sales
Les murs affichent des pubs
Qui mentent

Je te vois saigner
Je t’entends hurler
Ta douleur est mienne
J’ai connu la même

Tu réagis
Pour demeurer
Sain d’esprit

Mais comment vivre ?
Dans ce vide
Empli de ces hommes creux
Qui feignent

Reste là en pleurs
À subir ta peur
Languis-toi d’amour
Ou prie leurs dieux sourds
Refuse ce système
Brise leurs anathèmes
Il n’y en a pas
De meilleur que toi

EMPTY

 

Mélancolie

L’angoisse fond soudain sur toi
Cela arrivera
La flèche transperce ton corps
Et tu oublies encore

Peureux
Honteux
Tu blâmes qui tu aimes

Insecte transi par la nuit
Où t’a-t-on laissé ?
Luttant contre le sommeil
Craignant le tout dernier

Ressaisis-toi
Moi je crois en toi

Ne t’enterre pas
En pensant tout bas

 

Dans l’illusion

Tout ce que tu as Tu n’en veux pas
Tu essaies Tu n’y arrives pas

Tu veux des flocons
Une fois dans le désert
Jamais satisfait
Par ton présent prospère

Tout ce que tu as Tu n’en veux pas

Tu ne comprends jamais
Ce qui ne va pas
Quand rien ne va
À chaque bouffée d’air
Tu veux le chaud
Tu veux le froid
Si tu te rendais compte
De ton hypnose
Ton égarement
Mais tu rêves encore
Ni perspicace
Ni clairvoyant

 

L’esprit d’amitié (s’efface)

Hors des troupeaux vous viviez heureux
Esprits d’exception et cœurs rebelles
Vous survoliez ces ridicules
Marionnettes soumises à leurs aïeuls

Voyez-vous, bande de putes !
Le courant vous chahute
Voguer loin des rivages
N’en tente plus davantage
Sans courage pour vous voir
Que renvoie le miroir ?

Que vous arrive-t-il ? Vos portes se ferment
Dans les entraves de vos biens précieux
Comme chauves avant l’heure, devenus vieux

Voyez-vous, bande de putes !
Le courant vous chahute
Pas besoin de non-sens
Pour haïr vos naissances
Voyez vos attitudes
Que renvoie le miroir ?
Repliés Abattus
Résignés, à terre

À terre
Disparus

 

Un autre monde

270406-0001

Tu oses viser tout en haut
Protégé du courant
Curieux aux yeux des autres
Tu ne voudrais pas d’un autre plan

Regarde-toi bien en face
Au-delà de ce que tu caches
Dépasse ton propre orgueil
Et mets tous tes mensonges en deuil

S’ils te parlent
Ne les entends pas
Tes desseins
Garde-les pour toi
Peu à peu
Une chose à la fois
Tes choix n’appartiennent qu’à toi

Si le monde lit tes pensées
Montre que tu es fort
Montre-leur qu’ils ont tort
Tu ne voudrais pas d’une âme tronquée

Montre au Monde qui tu es
Montre de quoi tu es fait
Montre que c’est ton tour
Tu n’auras pas de meilleur jour

 

J’adore le Christ

NB Flammes dessin

Je vends mon âme à Dieu
Mon cerveau pour de l’or
J’adore le Seigneur
Qui punit tous mes torts
Je bosse pour les seigneurs
J’en voudrai toujours trop
Je respire une fois mort
L’Espoir jusqu’au tombeau
Jusqu’au tombeau

J’adore le Christ
J’adore le Christ
Mort des piercings
Au creux des paumes
J’adore l’argent
J’adore l’argent
Détruire le blé
Va me tuer

Le croissant
Ou la croix
Je dois expier
Et mériter
Dis « Gloire à la guerre sainte »
L’Enfer serait-il pire ?
Dis « Gloire à l’argent roi »
Espère en l’avenir
Quel avenir !

(Refrain)
Je hais le Christ
Je hais le fric
Par les majeurs
De mes dix doigts
J’adore le Christ
J’adore le Christ
Mort avec des
Clous dans les paumes

 

L’espace dans ta tête

Quelqu’un
Te dit
Que
Tu es prisonnier(e)
Un froid
Une raison
Une voix
Intérieure
Te pré-
occupe
Un voile sur les yeux
L’esprit
Qui t’enferme
En toi

Alors tu t’enfuis
Tu es tout(e) seul(e)
Tu voudrais qu’elle ne parle
Plus
Et tu te défonces
Puis te dénonces
Tu t’égares dans les ronces

Si
Fort(e) ?
Tu as tort
Je peux te le dire
Tu aimes
Te raconter des fables
Tu voudrais
Encore
Cacher
Si bien
Que possible
Les jours
Où tu pleures
Tout(e) seul(e)

Et tu te défonces
Tu te dénonces
Tu sais que ça ne résout
Rien
Alors tu deviens fou/folle
Ton esprit geint
Et tu t’égares au loin

 

À New-York

NYC 4

Embourbée
Humant le smog
La ville lasse, se noie
Comme moi

Marchant dans le parc
Mon esprit voit
Que ce qu’ils veulent, moi pas
Moi pas

Des taxis
Sillonnent
Les rues mornes
Guettent les anonymes
Qui filent

Des pantins s’agitent
Ballottés
Mais qui sont ces gens ?
Des gens ?

Les riches méprisent les
Épouvantails
Leurs lois
Disent que
Je ne conviens pas

Embourbé

 

Quand tu dors

Le genre de jour où tu t’en vas
Le genre de jour où je suis las
Le genre de jour insupportable
Sans toi
Mon âme divague loin de moi

Tu me manques quand tu dors
Je rêve sans arrêt
Qu’à ta façon tu m’aimerais
Encore et encore et encore
Et je veux t’embrasser
T’entendre respirer
À chaque seconde passée
Encore et encore et encore

Quel tourbillon !

Quoique je fasse je ne me vois pas
Vivre une quelconque vie sans toi
Toi seule me fais exister
Ce genre de pensée sans douter

 

Bleu Klein International

IKB2

L’époque où le dernier cri
Se périmera avant ce soir
Bas et hauts, mauvais présages
Ils s’approchent d’un mirage
Le nez collé à leur désir
Et incapable de le décrire
Comment faire pour le saisir ?

Ils ne comprennent vraiment rien
Ils veulent savoir si nos yeux sont bleu-Klein
Savoir pourquoi on ne fait qu’un pas sur deux
Veulent savoir si nous couchons deux par deux
Veulent qu’on s’explique en restant bien en file
Ils veulent encore croire qu’ils sont sains d’esprit
Ils veulent savoir
Veulent-ils savoir ?
Vraiment savoir ?

Esquivant le jour le jour
Nous sortons avant notre tour
Nous vivons hors de ce temps
Nous sommes nés pour une autre danse
Sans entraves, nous, les esprits libres
Devant leurs règles qui défilent
Brisons ces grilles

Ils ne comprennent vraiment rien (…)
Veulent savoir si l’on ne couche que par deux (…)
Savoir maintenant ?

Ils ne comprennent vraiment rien (…)
Veulent savoir pourquoi on ne couche pas par deux (…)
Veux-tu savoir ?

 

(Les sentiments sont des) Esclavagistes

Tu
Ne dors plus
Ne pense plus
Ne veux plus
Jusqu’à ce que
Tu oublies
Et t’effaces

Encore un
Jour gâché
À subir
À passer
Et elle seule
Un péché
En pensée

Ballotté
Dans les affres
D’un lancinant espoir
Une lueur
Une épine
Dans le cœur

L’ombre,
Elle, s’estompe
Quand le jour
Devient nuit
Mais ses yeux
Ne brillent pas

De
Renoncer
Face au sort
Et de vivre
Quand tout meurt
Avant de
Devenir

L’ombre,
Elle, s’estompe
Quand le jour
Devient nuit
Elle s’étend
Rien ne brille

 

Murmures
(Syndrome de Stockholm)

Garde
L’esprit
Grand ouvert
Juste une fois
Brise
Tes chaînes
Rejoins-moi
Enfuis-toi

Mais le Spleen
Murmure encore que
Tu leur appartiens

Tente
D’ouvrir
Tous ces nœuds
Ancestraux
Courbant
L’échine
Tu ne te
Libères pas

Car le Spleen
Murmure encore que
Tu leur appartiens

Murmure
Ta condamnation
À perpétuité

 

Vivre fatigue

Vivre fatigue 2

Je

Veux rattraper

Le temps passé

Mais c’est raté

Vie sans nul but

La mort non plus

La clairvoyance

Sans délivrance

Dur de sourire

Je fais au mieux

Fermer l’esprit

Satisfait peu

Ne va pas croire

La vie n’a rien

D’une belle histoire

Qui finit bien

Vie solitaire

Qu’est le grégaire ?

Le fantôme d’un

Combat pour rien

J’atteins les cieux

Vivre hors des lieux

Eux peinent, marchant

Vivre hors du temps

Ne va pas croire

La vie n’a rien

D’une belle histoire

Qui finit bien

Fin de l’histoire

Vers la VO

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